27.06.2007

Persécutions contre les Coptes : chaque semaine des faits nouveaux

1- Attaque à l’Eglise Sainte Marie de Dakhila

Le 12 juin 2007, Un rassemblement de fidèles dans l’église Sainte Marie de Dakhila, dans la région d’Alexandrie vient de subir une attaque en règle. Cela a commencé lorsque deux enfants ont pénétré dans l’édifice avec des pierres. Peu après, loin de calmer les esprits, les adultes musulmans du quartier, mobilisés par les appels des mosquées, se sont dirigés vers l’édifice armés de couteaux et de bouteilles d’acides. Ils ont lancé pierres et bouteilles sur l’édifice. Les forces de sécurité sont intervenues pour boucler le quartier El Gheish de Dakhila, pendant que les islamistes les menaçaient du haut des balcons avec leurs bouteilles d’acide… (source : The Free Copts)

 

2- Un Copte persécuté pour refus d’abjurer sa religion, réfugié aux USA, risque l’extradition

Amnesty international, nous apprend du nouveau sur l’affaire de Sameh Khouzam, Copte fuyant la torture pratiquée dans certains postes de police traduisant les peines canoniques islamiques:

Note d’alerte du 09 juin 2007 : « Sameh Khouzam ressortissant égyptien menacé d'un renvoi forcé dans son pays, s'est vu accorder un sursis de douze jours. Celui-ci expire le 18 juin, après quoi, s'il est renvoyé en Égypte, il restera exposé au risque d'être torturé ou soumis à d'autres formes de mauvais traitements.

Sameh Khouzam a fui l'Égypte en 1998, après avoir été torturé, semble-t-il, et soumis à d'autres formes de mauvais traitements par la police égyptienne en raison de ses convictions religieuses. Il affirme avoir subi, tout comme sa famille, une campagne persistante d'intimidation et de violences en raison de son refus de renoncer à la religion copte pour se convertir à l'islam. En 1997, selon ses déclarations, il aurait été battu et agressé sexuellement dans un poste de police
. (
Cliquer ici pour la suite) »

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3) Un jeune Copte tué de plusieurs coup de poignards par le fils d’un Imam 

Cela s’est passé lundi 4 juin 2007. Un professeur Copte de 28 ans, Amir Abdula Andrawis, a été tué par le fils du propriétaire de sa maison, un certain Mahmoud Elzayat, dans la ville de Mahala El Koubra. L’islamiste, fils de l'imam du quartier, avait attendu sa victime devant chez lui. Les cris d' Amir ont atteint son père qui a immédiatement accouru à son secours, mais le pauvre homme a écopé lui de 6 coups de couteaux …lui s’en est tiré à l’hôpital...

La famille Elzayat essayait depuis plusieurs mois de dégager le tranquille locataire, qui bénéficiait de revenus fixes et qui entretenait seul sa famille. La famille craint justement que la justice Egyptienne, comme souvent, ne donne pas suite à ce type d’affaire…Le parlementaire local Saied El Hosseni, issu des Frères musulmans (dont le Monde Diplomatique s’évertue à nous faire croire qu’ils sont devenus fréquentables) essaye de commuer l’intitulé de l’action en justice pour « meurtre délibéré » en « meurtre accidentel ».

Source : The Coptic Legion,  El Mahala El Koubra

 

17.06.2007

Le Jihâd selon Ibn Khâldun

   Spécialiste du jihâd, Majid Khadduri est l’ auteur d’un livre phare sur la question (malheureusement non disponible en langue française),  «  War and peace in the law of Islam » (The Johns Hopkins Press, Baltimore et Londres, 1979)

   Le chapitre V, est consacré à la doctrine du jihâd, qui, quoiqu’en disent Malek Chebel, Eric Geoffroy et autres désinformateurs de l’opinion publique française, est loin d’être un « effort spirituel intérieur de dépassement de soi »…

  Khadduri se réfère justement au plus grand historien musulman de tous les temps , Ibn Khaldûn (1406 +) :

(P.70) «  Les guerres, selon ibn Khaldûn, sont de 4 sortes. La première est la guerre  tribale, telle qu’elle existait parmi les tribus arabes. Deuxièmement, les querelles  (feuds) et les escarmouches (raids) propres aux peuples primitifs. Troisièmement, les guerres prescrites par la Sharia,i-e, le Jihâd. Quatrièmement, les guerres contre les rebelles (déviationnistes, réformistes, schismatiques insoumis à l’autorité islamique[1]) et les dissidents. Ibn Khaldûn soutient que si les deux premières sont injustifiées, car elles sont des guerres de désobéissance, les deux autres sont des guerres justes. »

   Ibn Khaldun qui notait justement dans ses fameux Prolégomènes (Muqqadima) :

« Dans l’islamisme, la guerre contre les infidèles est d’obligation divine, parce que cette religion s’adresse à tous les hommes et qu’ils doivent l’embrasser de gré ou de force. On a donc établi chez les musulmans la souveraineté spirituelle et la souveraineté temporelle, afin que ces deux pouvoirs s’emploient simultanément dans ce double but »  Ibn Khaldoun, Les Prolégomènes, tred. M. G. de Stane, Paris 1862-1868, t. I, p.469

   Ibn Khaldoun enseignait en son temps  la charia à l’université islamique Al-Azhar en Egypte…Cette université avec laquelle le Ministère de l'Intérieur veut établir un partenariat pour former les imams "de" France, n'a pas modifié son enseignement concernant le jihâd. Voir le chapitre IV de mon étude, consacré à Al-Azhar.


[1] Précision personnelle, la catégorie des « rebelles » fait l’objet d’une définition précise dans les Statuts Gouvernementaux de El-Mawerdi (1058 +) , ouvrage majeur du droit public musulman.